Festival d'Ile de France

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Dès le IXe siècle, le culte de Saint Jacques, dont la légende dit que le corps fut déposé par un ange sur les côtes de Galice, finistère ibérique battu par les vents, devient l’un des plus importants pèlerinages du Moyen Age. Les pèlerins, appelés jacquets, viennent de toute l’Europe, empruntant différentes routes qui toutes suivent l’orientation de la Voie lactée et se rejoignent, après le passage des Pyrénées, dans le « Camino francés ». Ils ont bravé tous les dangers, le froid et la chaleur, les brigands détrousseurs, avant de recevoir la coquille de pecten qu’ils fixent à leur chapeau. Dans la cathédrale construite à la demande du pape Calixte II au XIIe siècle, ils suivent la liturgie romaine accompagnée des plus beaux chants que les moines musiciens avaient apportés de toute la chrétienté. Ils seront mis en espace par Brigitte Lesne ce soir dans cette belle église lumineuse, célèbre aussi pour ses pèlerinages. 

Tarif plein : 17 €
Taris réduit (1) : 15 €
Tarif réduit (2) : 13 €

(1)
  Abonnés découverte, + de 60 ans, CE et groupes
(2) Abonnés fidelité, - de 25 ans, demandeurs d'emploi

Renseignements : 01.64.58.42.33

 

 

 

 

Samedi 13 septembre 2008 à 20 h45

Eglise de Saint-Sulpice-de-Favières

Le Chemin vers Compostelle - Le Chant de l’Etoile
 Chants de pèlerins recueillis dans le Codex Calixtinus de Saint Jacques de Compostelle (XIIe siècle)

Situé au cœur de la Galice, Santiago de Compostela représente le finistère de l’Espagne. Durant le Moyen-Age, cette cité était déjà connue comme un haut lieu de pèlerinage. Sur leur chemin, les pèlerins chantaient et écoutaient de la musique. C’est ainsi qu’ils découvraient différentes traditions musicales, que l’on pourrait même qualifier d’« écoles ». La plus emblématique était celle d’Aquitaine, autour de l’abbaye de Saint-Martial. Le Codex Calixtinus est un formidable témoignage de la musique qui y était donnée. Daté du XIIe siècle, ce manuscrit contient des monodies mais également des polyphonies, dont la plus ancienne à trois voix de l’histoire de la musique. L’Ensemble Discantus, sous la houlette de Brigitte Lesne, redonne vie à cette œuvre bouleversante de profondeur et de grâce en en interprétant différents extraits. Les voix de femmes enchaînent ainsi les genres typiques de l’écriture médiévale : les conduits (utilisés pour accompagner les processions dans l’église), les hymnes (qui évoquent les éléments de la nature), les répons (dont la particularité est d’être richement ornés), les tropes (consistant à rajouter à des chants existants des textes ou des mélodies) ou encore les antiennes (courtes pièces en prose). Cette diversité des langages illustre toute la variété du discours musical médiéval. En outre, Brigitte Lesne a conçu une mise en espace spécifique pour ce recueil de chants. Accompagnés par les cloches d’un carillon, les membres de Discantus se déplacent à travers l’église de Saint-Sulpice de Favières, depuis la nef jusqu’à l’abside. Un véritable voyage en écho au chemin spirituel des pèlerins.

 

« Les Finistères… »

Du 5 septembre au 12 octobre 2008

35 événements dans les lieux remarquables de Paris et de la région Ile-de-France

Plus de 40 actions de sensibilisation du public, scolaire et adultes : masterclasses, ateliers, rencontres, conférences, visites…

La notion de finistères ou terres des bouts du monde est forcément relative. La terre étant ronde, elle ne « finit » jamais ! Nous traiterons donc de ces lieux géographiquement éloignés de notre pays, la France, qui font ou ont fait rêver les occidentaux à toutes les époques modernes (du XVIIe au XXIe siècle). Nous aborderons ces terres lointaines où sont nées des civilisations faites de rencontres et de fusions culturelles, de l’Océan indien aux Caraïbes, des terres celtes, baltes…, au sud de l’Afrique. Terres d’accueil de populations exilées comme les esclaves noirs, les premiers colons, les marchands des comptoirs orientaux ou des mers froides, terres promises pour les juifs et les apatrides, îles, côtes ou vallées perdues qui ont parfois des parfums de paradis…, ce thème nous interrogera aussi sur l’identité créole...

Informations : 01 58 71 01 01

www.fidf.fr