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Sa vie en quelques dates
1896 : Lanz Paul Robert Charles
Waldemar est né le 1er juillet Villa Brune à Paris. Son père était
statuaire et son grand-père, Edouard Kinkelin était aquarelliste.
1920 : il fait un séjour en
Suisse puis fait son service militaire.
1921 : il se converti à la
religion catholique et fréquente le cercle Saint-Jean de Montmartre où
il côtoie, Paul Claudel, Pierre Gaxotte, Isabelle Rivière.
1931 : il part à bicyclette
visiter l'Allemagne du sud.
1935 : il enseigne le dessin
et l'enluminure à l'infante Marie de Bourbon, mère du roi Juan Carlos
d'Espagne.
1937 : il se fixe à
Saint-Sulpice-de-Favières avec Suzanne Canoz.
1940 : il commence les
enluminures et la transcription des Illuminations d'Arthur Rimbaud.
1954 : il déménage à Boissy
sous Saint-Yon.
1955 : décès de Suzanne
Canoz.
1962 : il retourne vivre à
Paris. Début de sa maladie.
1965 : après des voyages en
Suisse et en Italie, il décède le 24 décembre à Genève (Suisse).
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Pierre Gaxotte (de l'académie française) était un ami de Robert Lanz.
Voici un extrait de son livre "Les autres et moi" ou il évoque Robert
Lanz.
Il se nommait Robert Lanz, mais nous l'appelions Stany et lui-même
signait Stany les billets qu'il envoyait à ses amis...
..Ayant passé son enfance dans un atelier encombré de grandes machines
blanches qui se transformaient en monuments officiels, il vécut ensuite
à l'ombre de Marcel Lenoir qui avait repris l'atelier de son père et
qu'il vit peindre des fresques mystiques et fabuleuses. Las sans doute
de vivre dans le grandiose, Stany se fit enlumineur.
...Robert Lanz était merveilleusement beau. Pas très grand, le teint
rose, les yeux très bleus, le corps d'une élégance parfaite avec une
masse de cheveux dorés, des dents éclatantes et une jeunesse paradoxale
qui semblait devoir être éternelle.Pendant des années le temps passa
sans le marquer...
Peintre, sculpteur, ébéniste, tapissier, expert en illusions, il
transformait la matière au gré de sa fantaisie. Avec les matériaux les
plus humbles, il fabriquait des corniches, des revêtements en marbre qui
étaient du sapin, des tentures qui semblaient tissées d'or et qui
étaient des serpillères achetées au bazar voisin...
...Peu avant l'occupation, il s'établit avec sa vieille amie à
Saint-Sulpice-de-Favières où j'allai le revoir après la libération. Une
fois j'emmenai Jacqueline Apollinaire. Resté souple et agile, il avait
perdu ses cheveux et pris son âge, mais c'était toujours le même
magicien. Sa petite maison était machinée, truquée, parée, comme la
chambre de la rue Myrha. Il en vait fait, en trompe l'œil, un morceau de
Versailles...
...En 1959, il ressentit les premières atteintes du mal qui devait
l'emporter, un cancer de l'intestin. Opéré plusieurs fois, subissant
d'intolérables souffrances, il se suicida dans la clinique de
Chêne-Bourg (Genève)où il était hospitalisé. (24 décembre 1965).
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