La grisaille du collatéral droit. Par économie et aussi sous l'influence de Citeaux, les grisailles (oxyde de fer ou de cuivre auquel était ajouté un fondant, dilué plus ou moins) étaient souvent utilisées à la place des verres colorés onéreux. Le travail de la grisaille consiste à distribuer l'ombre et la lumière en changeant la tonalité du verre , de la transparence vers l'opacité. Admirons ici le tracé sinueux des lignes de plomb, doublées d'un trait épais ; admirons surtout la délicatesse des guirlandes de feuillage : lierre, stolons et feuilles de fraisiers, tracés en gris soutenu. D'après les spécialistes, nous sommes ici en présence d'un exemple précoce de grisaille s'émancipant du schéma conventionnel de la première moitié du XIIIème siècle pour copier le naturel. Simonne Rivière En 1865, Patrice Salin  écrit « Quant aux vitraux, il n’en reste presque plus, et le peu qui subsiste est dans un état tel,  qu’il nous eût été très difficile d’en retrouver les sujets …si nous n’avions eu entre les mains les notes précieuses que nous  devons à l’obligeance de M. le baron de Guilhermy » Il écrit aussi qu’à l’étage d’en haut « les six vitraux sont complètement  recouverts de papiers et de vieux almanachs. C’est ainsi que le curé réparait les dégâts que les enfants du villages  commettaient à l’église ».   En 1902,  Maxime Legrand  lance un cri du cœur : Quel dommage que le plâtre ait envahi toutes ces baies si finement  découpées, ait empâté les meneaux, noyé les chapiteaux, aveuglé les rosaces ! Combien devait être joli ce vaisseau largement  ajouré, quand une lumière discrète se glissait à travers les vitraux et projetais sur les dalles, ses feux multicolores ! Il semble  cependant que le Vitrail de la Vierge était encore lisible.  En 1939, l’administration recommande la dépose  des verrières qui  présentent des risques d’accident mais  il faut  attendre 14 années avant que cette dépose ait lieu. En 1956  seulement  Jean-Jacques Gruber commence  la restauration et le  vitrail sera remis en place en 1958.  Birgitta Kessler Un peu de sérénité...